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Sur invitation de la CNOP et de son partenaire SOS FAIM, les représentants d'institutions de financement, de l'Etat, des Organisations paysannes, des projets/programmes et autres partenaires techniques et financiers, sont en conclave durant deux (2) jours au siège de la CNOP pour discuter de la problématique et de la mise en place d'un cadre de dialogue et de concertation sur les conditions d’accès au financement agricole au bénéfice des organisations de producteurs et de leurs membres.

Spécifiquement, il s’agira :

En effet, au Mali, le financement du secteur est assuré par les banques de développement, notamment la Banque Nationale de Développement agricole (BNDA), les systèmes financiers décentralisés, l’Etat et ses partenaires. Compte tenu du caractère jugé peu solvable et risqué du secteur agricole, on constate un faible attrait des institutions financières pour le milieu rural, d’où un taux de bancarisation en milieu rural qui oscille entre 2 et 3% pour un taux national d’environ 12%. Soutenir le financement de l’agriculture demeure donc une priorité pour l’Etat malien et certains bailleurs de fonds. Plusieurs approches et initiatives ont été développées pour aborder le défi. 

La Loi d’Orientation Agricole (LOA) adoptée en août 2006, a prévu la mise en place du Fonds National d’Appui à l’Agriculture (FNAA). Ce fonds prévoit trois guichets, dont (1) Développement Agricole, (2) Risques et calamités Agricoles et (3) Fonds de garantie et de bonification des intérêts. Ces dispositions de la LOA ont été concrétisées par l’adoption de la Loi N°10- 031du 12 juillet 2010 portant création du Fonds National d’Appui à l’Agriculture (FNAA).

Parmi les projets/programmes/ dispositifs mis en œuvre ces 5 dernières, on peut citer : FARM/DID, PMR/FIDA, SOS Faim sur les programmes FAIR et Agri+. Globalement, ils ont obtenu des résultats encourageants en matière de financement et d’accompagnement des OP et des IMF dans le secteur agricole. 

Malgré toutes ces initiatives, le manque de coordination et la méfiance entre acteurs, en particulier entre organisations de producteurs agricoles et institutions financières, restent une réalité et une préoccupation permanente dans le domaine du financement des exploitations agricoles familiales. Les organisations de producteurs du Mali et d’Afrique de l’Ouest apparaissent aujourd’hui plus désemparées encore qu’elles ne l’étaient il y a une dizaine d’années, face à l’absence de solutions permettant un accès adapté et durable des agricultures familiales au crédit. Nombre d’entre elles évoquent avec fatalisme le manque de dialogue ou les dialogues sans suite avec le monde financier, la faible présence, voire le retrait de la microfinance rurale, ou encore les taux d’intérêts élevés. On peut aussi noter les capacités limitées de réflexion stratégique des OP sur cette problématique, ainsi que la faible connaissance des réalités de l’agriculture familiale chez nombre d’institutions financières.

Sur les initiatives de l’Etat, l’opérationnalisation engagée sur le FNAA depuis 2015 connait des insuffisances aux nombres desquelles une faible participation des organisations de producteurs dans l’orientation de ce fonds, leur faible représentativité dans sa gestion opérationnelle, puis aussi et surtout la non-opérationnalisation des guichets 2 et 3 pour le financement des producteurs agricoles.

Photos de la rencontre

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