Lancement de la publication "Semences Paysannes, fondement de la souveraineté alimentaire en Afrique"

Commander le livre auprès de la CNOP-MALI, de la BEDE ou de l'IIED Le jeudi 11 décembre 2008, la CNOP a organisé en collaboration avec l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED) et le réseau Biodiversité Echange et Diffusion d’Expériences (BEDE) ; une conférence de presse au restaurant « Le Santoro » pour lancer la publication « Semences paysannes, fondement de la souveraineté alimentaire en Afrique ». Une publication multimédia dans laquelle des paysans de l’Afrique de l’Ouest expriment leurs vives inquiétudes au sujet de la privatisation des semences, est composée d’un livre, d’un CD avec des liens audio et vidéo.

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Discours de Ibrahima Coulibaly lors du lancement
En effet, cette publication est le compte rendu d’un atelier international au cours duquel des paysans et paysannes de 11 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord ont partagé leurs expériences avec leurs homologues venus d’Inde, de l’Indonésie, d’Iran et du Pérou, il y a un an environ. On trouvera dans ce livre la ‘Déclaration de Bamako’ – un appel pour une agriculture, une recherche agricole et des marchés qui reflètent les besoins locaux des paysan(ne) s, des travailleurs agricoles et des consommateurs et non pas ceux des firmes multinationales. L’atelier de 2007 et cette publication est le résultat d’une collaboration entre la CNOP, l’IIED et BEDE. La Déclaration de Bamako affirme que des manières pour promouvoir cette résilience face aux changements sont entre autres : de soutenir l’utilisation des semences paysannes pour la souveraineté alimentaire, de faire obstacle à la privatisation des semences et à la bio piraterie, d’interdire les OGM sur le sol d’Afrique et de favoriser l’échange entre paysans et les innovations paysannes. « Un contrôle local sur les systèmes agro-alimentaires et de la recherche agricole permet aux paysan(ne)s de gérer des changements imprévisibles et parfois catastrophiques » affirme le Dr. Michel Pimbert, Directeur du Programme Agriculture Durable, Biodiversité et Moyens d’Existence de l’IIED à Londres (RU). « Le changement climatique ainsi que la crise économique et financière que l’on connaît aujourd’hui souligne la nécessité que les paysan(ne)s exercent un contrôle direct et souverain sur les semences et leurs savoirs locaux afin de concevoir des systèmes agricoles et alimentaires durables et résilients ». Les points de vue paysans sur ces questions ont une importance nationale et régionale. « Le Mali a récemment adopté une Loi d’Orientation Agricole favorable à la Souveraineté Alimentaire et d’autres pays d’Afrique de l’ouest pensent aller dans le même sens » affirme Ibrahima Coulibaly, Président de la CNOP. « Mais dans le même temps des firmes multinationales investissent lourdement dans la région et la nouvelle législation sur la biosécurité favorise la promotion de l’industrie des biotechnologies ». « Les semences et la terre doivent rester des patrimoines inaliénables de l’agriculture paysanne familiale » dit Ibrahima Coulibaly. « Au niveau international, ces préoccupations sont centrales pour la Convention sur la Biodiversité » dit Bob Brac de la Perrière de BEDE. « Les paysans demandent des systèmes qui soient basés sur leurs savoirs et leurs besoins. Ceci est un élément clé pour la conservation et l’utilisation de la biodiversité agricole dans un contexte de changement social et environnemental considérable ».

Documents joints

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24 avril 2009
Discours de Ibrahima Coulibaly lors du lancement
24 avril 2009